Brûler des arbres pour
faire voler des « avions verts »
Dans les Pyrénées-Atlantiques (64), sur le bassin industriel de Lacq (communes de Mourenx, Pardies et Besingrand), un projet industriel controversé veut brûler d’énormes volumes de bois (l’équivalent de 10 hectares de forêts rasées chaque jour) pour les transformer en produits pétrochimiques prétendument « bio » et « verts ». Le procédé utiliserait en plus chaque année l’équivalent de la consommation en électricité de tout le département et plusieurs milliards de litres d’eau douce pompés dans le gave de Pau.
Tout se passe comme si l’utilité et la viabilité économique de ce projet n’étaient pas un sujet. À l’écart d’un vrai débat éclairé au sein de la société dans « … un territoire qui se construit sans ses habitants, voire contre ses habitants en négligeant les risques, notamment sanitaires, auxquels la population est ainsi exposée. » 1, son efficacité énergétique très faible (il consomme au moins trois fois plus d’énergie qu’il n’en produit) préfigure pourtant un désastre financier et un gaspillage d’argent public.
Néanmoins, les autorités publiques soutiennent inconditionnellement cet « éléphant blanc » 2 aux prétextes de son envergure en terme d’investissement (2 milliards d’euros), de la promesse de 250 emplois directs, de sa contribution trompeuse à la « transition écologique » et à la souveraineté énergétique de la France.
Ce projet de greenwashing (éco-blanchiment) porté par la start-up lyonnaise Elyse Energy et qui avance à marche forcée, c’est le projet nommé « E-CHO ».
Il comporterait 3 usines interreliées (Hylacq, BioTjet, et eM-Lacq) visant à produire de l’« alcool de bois » (méthanol 3) et du pétrole de synthèse pour faire du kérosène vert à destination des compagnies aériennes, à partir de bois d’arbres ronds des forêts du Grand Sud-Ouest.
Plutôt que de capter le CO₂ dans les fumées industrielles du bassin de Lacq, comme elle prévoit de le faire dans le Rhône avec le cimentier Lafarge 4, le projet techno-solutionniste d’Elyse Energy préfère ici brûler directement des arbres entiers pour exploiter sous la forme de monoxyde, le carbone que les arbres auront mis des décennies voire des siècles à stocker via la photosynthèse.
La zone d’approvisionnement en bois concerne toute la chaîne pyrénéenne, la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie jusqu’à 400 kilomètres autour de Lacq et 1000 km par train.
Selon le dossier de concertation jusqu’à 400 poids lourds aller/retour circuleront chaque jour pour alimenter les usines.
E-CHO : Un projet qui socialise les coûts et privatise les profits
Le coût de construction des 3 usines est de 2 milliards d’euros. Il serait acquitté par l’État et les marchés financiers par le biais de la souscription d’obligations vertes 5. Les capitaux seront dérisqués grâce à la ”garantie des projets stratégiques 6” de la Banque Publique d’Investissement (Caisse des dépôts), ouvrant en plus à Elyse Energy le droit à des avantages fiscaux et des subventions gouvernementales.
HyLacq (400 millions) : produit de l’hydrogène « vert » pour les 2 autres usines :
- BioTJet (1 milliard) : produit du « e-biokérosène » et 2 sous-produits, du « e-bionaphta » et du CO₂ considéré comme « bio »
- eM-Lacq (600 millions) : produit du « e-méthanol »
Aussi, parce qu’il est non viable économiquement, le projet E-CHO, voulu par Emmanuel Macron, repose sur un effet multiplicateur de fonds publics. Aussi stupéfiant que cela puisse paraître, sans co-financement public, le coût de production de l’”e-biokérosène” est 7 fois plus élevé que le prix du kérosène conventionnel 7 !!! L’IRENA (Agence internationale pour les énergies renouvelables) indique également que le coût par tonne du méthanol vert identique à celui d’eM-Lacq serait jusqu’à 8 fois plus élevé que le méthanol produit à partir de gaz naturel…
Comme le rappelait le président d’Elyse Energy, Pascal Penicaud, en février 2025 dans la République des Pyrénées, ”le défi est de savoir qui paie.”
D’où l’intérêt pour les commanditaires (Institut Français du Pétrole - Energies Nouvelles et Bionext) de missionner une start-up « commando », sans moyens financiers à la hauteur de ces ambitions, pour activer un maximum de mécanismes d’aide et de financement du gouvernement dont des contrats d’achat d’électricité sur le long terme (garantie d’origine « nucléaire propre ») à un prix le plus bas possible. Et c’est encore de l’État, actionnaire majoritaire 8 de Bordeaux Aéroport, qu’Elyse Energy cherche à obtenir des contrats d’achat à long terme de son kérosène onéreux.
Si ces usines seront de grandes consommatrices d’argent public, elles le seront aussi de ressources énergétiques. Elles ingurgiteraient plus de 6 TWh d’énergie électrique (électricité + bois + vapeur verte) pour produire moins de 2 TWh d’énergie utile dans ses produits finis (e-biokérosène, e-méthanol et e-bionaphta).
La souveraineté énergétique selon E-CHO
Du bois, du bois, du bois
Pour fabriquer son pétrole de synthèse, le projet E-CHO s’appuie sur une technologie, « Fischer-Tropch », énergivore et très polluante, développée avec du charbon de mine par l’Allemagne durant la seconde guerre mondiale. Dans E-CHO le charbon est remplacé par du bois. Il en consommerait un volume insensé : potentiellement plusieurs millions d’arbres abattus chaque année, cyniquement rebaptisé « carbone recyclé » par le porteur de projet, mettant au passage sur le même plan : arbres ronds de forêts, bois de démolition, haies bocagères, mobilier, palettes, matière organique, contreplaqués ou des bois de taille de vigne…
Les besoins quotidiens d’E-CHO en bois c’est, en forêt, l’équivalent de 10 hectares de bois ronds rasés chaque jour. Chaque année, des besoins correspondant à plus de deux fois les prélèvements actuels de bois dans les forêts du département des Pyrénées-Atlantiques.
Soit, selon le dossier de concertation du porteur de projet, 500 000 tonnes de bois vert ou 300 000 tonnes de bois sec. À cela s’ajouterait 40 000 tonnes de bois sec supplémentaires non mentionnées pour la production de vapeur verte pour l’e-méthanol.
Lacq se situant à un carrefour géographique, il est aussi prévu qu’environ 100 000 tonnes de bois sec soient importées du « pourtour méditerranéen » dont l’Espagne et, en partie depuis le port de Bayonne pour diminuer la pression sur les forêts du Grand Sud-ouest et la faire supporter sur celles de nos voisins.
L’hydrogène vert d’E-CHO
En plus de la carbonisation d’immenses volumes de bois issus essentiellement d’arbres ronds de forêt, une option d’injection d’hydrogène vert obtenu par électrolyse de l’eau est également à l’étude via Hylacq. Il s’agit dans ce projet de tester directement à échelle industrielle la production puis l’injection d’hydrogène « vert » dans les process des deux autres usines. Pour BioTjet, il s’agira d’améliorer le rendement en bois catastrophique (2 à 3 arbres prélevés sur 10 servent effectivement à produire du kérosène ; le reste, à réchauffer l’atmosphère) du pilote industriel BioTFueL® sur lequel il s’appuie. Faute de quoi, d’après les maîtres d’ouvrage, il faudrait qu’ils doublent leur consommation de bois pour la même production !!!
Pour produire cet hydrogène, E-CHO mobiliserait chaque année énormément d’électricité et d’eau douce :
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L’eau déminéralisée du projet : du lancement de la concertation publique à aujourd’hui les besoins gigantesques de prélèvements d’eau douce dans le gave de Pau pour le projet sont tombés de 7,7 à 3,9 millions de m3 d’eau douce sans qu’on sache précisément comment on est passé d’un chiffre à l’autre ??? Qu’adviendra t-il à l’horizon 2050, quand, selon l’Agence de l’eau Adour-Garonne, nous connaîtrons une forte baisse des débits d’étiage autour de -45% avec un allongement et une intensification des périodes sèches.
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Besoins d’électricité du projet : 520 MW au total (4,16 TWh) soit les 2/3 d’un réacteur nucléaire nécessitant plusieurs centaines de millions de m³ d’eau douce pour son refroidissement. E-CHO c’est l’équivalent de toute la consommation électrique du département 64 soit 20% de la production actuelle de la centrale nucléaire du Blayais. E-CHO deviendrait ainsi l’industrie la plus grande consommatrice d’électricité de France.
Une ligne Très Haute Tension (THT) financée par RTE, entreprise de service public, devra être édifié de Cantegrit (40) à Marsillon (Bassin de Lacq - 64) pour supporter les besoins d’E-CHO et éviter les coupures d’approvisionnement et des black-out à répétition sur Pau, Orthez et Tarbes.
Tout ça pour quoi ?
Vendu comme un projet d’envergure pour les ressources pharaoniques qu’il mobilise, le « quoi qu’il en coûte » projet E-CHO produirait à peine plus de 0,1% des besoins d’hydrocarbures français 9 soit jusqu’à 200 000 tonnes de carburant de produits pétrochimiques détaillé comme suit :
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87 000 tonnes/an de kérosène appelé « e-biokérosène » (65 000 tonnes de kérosène sont consommées chaque heure dans le monde) ce qui représente 1,1 % du besoin en carburant d’aviation de la France soit l’équivalent de moins de 4 jours de la consommation annuelle de carburant aérien ;
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28 000 t/an de naphta appelé « e-bionaphta », co-produit pétrolier du « e-biokérosène » soit 0,68 % de la consommation française (4,1 Mt en 2022), servant comme matière première dans l’industrie pétrochimique ;
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88 kt/an de méthanol appelé « e-méthanol » soit 0,09 % de la production mondiale de méthanol, utilisable par Avril (actionnaire d’E-CHO pour 150 000 actions à un euro) pour verdir son biodiesel. La multinationale est le premier producteur mondial de biodiesel. Elle bénéficie déjà de nombreux avantages fiscaux en lien avec les biocarburants 10.
En dépit de tout cela, E-CHO est considéré par les autorités publiques comme un projet pouvant répondre à une raison impérative d’intérêt national majeur au sens du code de l’environnement. Il est envisagé de le décréter « grand projet industriel stratégique essentiel à la souveraineté de la France » et même « cathédrale industrielle de l’indépendance française » permettant de lui faire bénéficier, grâce à la loi relative à l’industrie verte, de procédures simplifiées dont celles de la délivrance du permis de construire par l’Etat et des facilités pour son fameux raccordement électrique à la très haute tension dès 2032, clé de voûte du projet.
On est cependant ici plus proche du « grand bluff » et de la gabegie de ressources que d’être « champions de « l’avion ultrasobre » » promis par Emmanuel MACRON lors d’un discours annonçant en grande pompe l’arrivée d’E-CHO sur le bassin de Lacq.
La transition ecologique selon E-CHO
Pour Elyse Energy, ses produits pétrochimiques permettraient une réduction de 500 000 tonnes de CO₂. En fait, à peine les émissions annuelles de 50 000 personnes en France. Les 500 000 tonnes de CO₂ certifiées évitées, pourraient générer en revanche 500 000 crédits carbone. Chaque tonne équivalent CO₂ réduite ou séquestrée par le projet donnerait lieu à l’émission d’un crédit carbone (permis de polluer) remis au financeur du projet chaque année. Actuellement, le quota carbone s’échange à 88 € la tonne.
Elyse Energy, qui n’a pas froid aux yeux, se targue d’être « […] l’un des projets les plus ambitieux de décarbonation en Europe ».
Ses produits pétrochimiques de synthèse émettraient 85 % de moins de CO₂ dans l’atmosphère. Ils sont pourtant de composition chimique quasi similaire à leur équivalent « fossile » et le CO₂ est un des principaux produits de la combustion du kérosène. Une tonne de kérosène combustionnée produit toujours 3,15 tonnes de CO₂. Qu’il soit issu de la combustion d’énergies fossiles ou de bois, le CO₂ continuera de s’accumuler dans l’atmosphère et va y persister longtemps et seulement une fraction indéterminable finira par être captée par la biosphère dont les forêts. « 15 à 60 % sera encore présent dans l’atmosphère au bout de 1000 ans et les processus naturels d’élimination ont des constantes de temps de l’ordre de la centaine de milliers d’années. » selon Masson Delmotte, directrice de recherche au CEA, co-présidente du GIEC n°1 de 2015 à 2023.
Ainsi dit, la notion de neutralité carbone de la filière bois sur laquelle s’appuie ce projet n’a aucun sens en terme de substitution énergétique car actuellement, pour un m3 de bois récolté, environ 75 % (88 % pour les feuillus) finit en bois énergie donc en fumée, en CO₂ et autres gaz à effets de serre. 11 Ce qui signifie que toute hausse de la récolte de bois pour ce projet industriel aura nécessairement un effet négatif pour les forêts et le climat. Le bois ne peut être considéré comme une énergie renouvelable en toutes circonstances et encore moins pour repeindre en vert des avions.
« NOTRE DrAME » de Lacq : “Un investissement qui permettra de […] rendre notre planète plus respirable.” selon l’ancien président de Lacq-Orthez
Le risque d’accident industriel est aussi avéré, preuve en est qu’après avoir été classé site ‘Seveso seuil bas’ en début de présentation du projet, Hylacq est désormais prévu ‘Seveso seuil haut’. Concrètement, à côté du deuxième plus grand méthaniseur industriel de France (à Mourenx) et à une centaine de mètres des premiers riverains, seront compressés et stockés plus de 50 tonnes d’hydrogène (550 000 m³ sous pression atmosphérique ou 600 m³ à 350 bars), gaz incolore et inodore avec une très large plage d’explosivité.
Aussi, potentiellement, 3500 tonnes de e-biokérosène et 5000 tonnes de e-méthanol seraient stockés non loin de là sur les sites de BioTjet et eM-Lacq.
Le risque sanitaire local est très important car la combustion de bois figure parmi les principales sources d’émissions de particules fines d’un diamètre parfois inférieur à 2,5 µm (PM2,5) et de composés gazeux tels que le monoxyde de carbone ou d’autres gaz de combustion incomplète comme les oxydes d’azote ou les composés organiques volatils (COV) qui impacteront les habitants du territoire, leur santé cardiovasculaire, aggraveront le risque de maladies neurodégénératives, de faible poids à la naissance…
De plus pour la production de e-méthanol, de grandes quantités d’amines (dérivées de l’ammoniac) seront utilisées pour laver le CO₂ capté dans les fumées de BioTjet. Le lavage aux amines est très gourmand en énergie, car la régénération de la solution d’amines nécessite de grandes quantités de chaleur industrielle et génère d’importants phénomènes de pollution et d’eutrophisation aquatique, terrestre et humaine.
À Lacq où d’autres projets ayant pour matière première le bois sont actifs ou en passe de l’être : le projet NACRE (cf. Enquête de vérité citoyenne sur le projet NACRE : Le bois qui cache la forêt), les projets de (une, deux, trois ???) chaudières bois de Sobegi et la centrale de cogénération Biolacq Energies déjà en fonctionnement. Cela représente potentiellement l’équivalent de plus d’un million de tonnes de bois vert qui pourrait être mobilisée sur le bassin de Lacq.
E-CHO convoite les ressources bois, eau et énergie avec des conséquences pour tous : agriculteurs, éleveurs, entreprises locales, citoyens.
Ce projet risque de porter atteinte aux prix de l’énergie, aux acteurs actuels de la filière bois notamment industrielle et de dégrader l’activité touristique portée par des paysages et un patrimoine naturel riches.
Dans un monde où le dérèglement climatique menace, où les ressources naturelles sont tendues, couper des arbres pour faire voler des avions n’est pas le sens de l’intérêt général. Il n’est pas tant question d’écologie que de bon sens et de nos devoirs envers la préservation de notre territoire et de notre cadre de vie.
De nombreux citoyens et de nombreux élus s’interrogent sur le véritable impact écologique et économique de ce projet, ainsi que sur sa pertinence face aux besoins des populations locales.
Plus de 250 communes à travers les Pyrénées ont déjà pris position contre le projet industriel E-CHO.
Nous, habitants
Nous, habitants et citoyens soucieux d’offrir un avenir soutenable à nos enfants, appelons avant qu’il ne soit trop tard :
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les gestionnaires forestiers privés et publics, propriétaires forestiers, les ETF, syndicats forestiers, groupements, agent du centre régional de la propriété forestière à se désolidariser publiquement sans ambiguïté, de ces projets et du comité biomasse préfectorale qui les sert,
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les institutionnels, administrations, fonctionnaires à refuser de suivre aveuglément l’autorité publique. Nous estimons qu’en soutenant inconditionnellement les projets E-CHO et NACRE notamment, elle commet une faute, agissant ainsi contre l’intérêt général et contrevient à la bonne gestion des fonds publics,
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Tous les élus: députés, conseillers régionnaux, départementaux, communautaires et municipaux, des 6 départements concernés par le plan d’approvisionnement en bois forestier (32, 33, 40, 47, 64 et 65), à user de leur pouvoir démocratique et à délibérer symboliquement mais fermement contre ce projet insensé et dispendieux, en votant des motions au sein de leur assemblée. (comme les engagent à le faire le collectif citoyen forêt bien commun qui met à disposition des motions type ainsi que le répertoire des nombreuses prises de positions sur le sujet.)
Halte à l’E-CHO blanchiment !!!
Stop greenwashing !!! Stop E-CHO !
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« Le risque industriel, facteur de résilience d’un territoire? L’exemple de la reconversion du bassin de Lacq » Christine Bouisset et Sylvie Clarimont. ↩
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« Un éléphant blanc est une réalisation d’envergure prestigieuse qui s’avère en définitive plus coûteuse que bénéfique et dont l’exploitation ou l’entretien devient alors un fardeau financier » Gavin’s Clemente Ruiz cité dans Wikipédia ↩
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Le méthanol, composé toxique synthétisé à partir du gaz de synthèse, entre dans les procédés de fabrication de nombreux produits du quotidien comme le formaldéhyde, plastique, solvant… ↩
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Projet eM-Rhône d’Elyse Energy (e-méthanol) - 750 millions d’euros ↩
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Emprunt diffusé sur les marchés financiers par un « émetteur » pour rétribuer exclusivement des projets favorables à l’environnement. L’Etat et la banque publique d’investissement devraient jouer le rôle de garant en cas d’insolvabilité ou de carence de l’industriel ↩
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https://www.bpifrance.fr/catalogue-offres/garantie-des-projets-strategiques ↩
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Selon l’EASA (agence européenne pour la sécurité aérienne) , le prix de vente du kérosène classique est de 734 € la tonne, le coût moyen de production des SAF (Sustainable Aviation Fuels ou en français, CAD pour carburant d’aviation durable) est en moyenne de 7695 € la tonne et les carburants de synthèse bas-carbone ont un coût de production de 5525 € la tonne ↩
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Les autres actionnaires de Bordeaux Aéroport sont la chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux, le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine et le conseil général de la Gironde Bordeaux métropole. ↩
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La France consomme 97 milliards de litres de pétrole chaque année. E-CHO produira 200 millions de litres ↩
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D’après la Cour des comptes, «l’utilisation généralisée des biocarburants en France entraîne un surcoût de 3 milliards d’euros par an pour les citoyens français, même si ces derniers ont l’impression qu’ils sont moins chers à la pompe grâce aux avantages fiscaux.» ↩
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https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/cge/biomasse.pdf ↩